DeyQue les affres qui gangrènent mon coeur
De ce beau dey sybarite
Dans nos latrines à toutes heures
Soient éloignés au plus vite
Rappelle-toi notre jouvence
D'occire mon âme tu étais fier
De ces amours, ces décadences
Ces thébaïdes dont j'ai souffert
Servilement, je fus tiens
Lascivement, rien que pour toi
Larron de coeur, toi en mon sein
Cet empyrée, rien qu'un émoi
Quand ça te fait rire
Moi ça me déchire,
Odalisque à mes heures
Et toi seigneur de mes douleurs
Quand j'étais à ces pensums
Dans la liesse de lendit
Toi, lénifiant ma main, ma plume
Toi, laudateur aux élégies
Sacrifier l'amour, les souvenirs
Dans les peines que la joie fait mourir
J'ai pris sur moi de tourner ces pages
De mes dommages, dans ton sillage
Ecchydnée me perfore de chimères
Tous filles et fils de la misère
Je prends sur moi de te chérir, profane,
Mon Ahriman, perdu dans l'âme…
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NéantMinuit quinze les cloches sonnent
Tu sais qu’il ne verra pas le jour
Tout est partis en fumé
Tu viens de perdre ton bébé…
Les larmes coulent sur tes joues
Personne ne sait combien c’est dur
Tes yeux se voilent, tout devient flou
Tu veux mourir, tu te le jures…
Je sens cette plaie au creux du ventre
Elle suinte où le cocon s’est vidé
Tout suppures au fond de l’antre
Où ton fœtus grandissait
C’est le néant au fond de toi…
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SchizophrèneMystérieuse prêtresse
Aux allures de diablesse
Intouchable, sibylline
Voluptueuse libertine
Vous êtes toutes ces femmes à la fois
Schizophrène décilieuse
Vous êtes toutes ces femmes à la fois
De la princesse à la gueuse
Belle mante religieuse
Romanesque et futuriste
Inaccessible pieuse
Au blanc visage si triste
La Dame Rousse est reine
De son antre lointaine
Glaçant nos tendres veines
De ses rêves et ses peines
Vous êtes toutes ces femmes à la fois
Schizophrène délicieuse
Vous êtes toutes ces femmes à la fois
De la princesse à la gueuse
Nimbée des rayons de la lune
Sa robe traîne sur les pierres
Elle survole, sorcière, les dunes
De ses tant côtoyées terres
Mais voyez-vous, chers amis
Elle s'est noyé dans la vie
S'évanouissant en un cri
Ô poussière, c'en est fini
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PeepshowPeep show...
Peep show...
Welcome inside, my...
Peep show...
Look at me, I'm hot
Your sex is what I got
My body's ready
Now I feel sexy
I've seen many things
Burning my dark wings
Life is so unfair
Love is sex affair
Come, come inside
My, my peep show
There's nothing to hide
Just look and swallow
I see in your eyes
You want me, you need me
Hey little boy, why don't you smile?
Tell me why you're so, so shy?
I'm going to make you feel
Some pleasure so, so real!
I'd like to give you fever
Touch your body more deeper
There's no time to lose
There's nothing to choose
I'm gonna make you scream
Swallow your stream of cream
Take this cup of champagne
You'll not feel the same
Discovering this game
Don't trust this shame
I'm closer, don't you see?
Make me all I wanna be
Fall down on my knees
Open with the keys.
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L'HorlogeHorloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: "Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;
Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh! la dernière auberge!),
Où tout te dira Meurs, vieux lâche! il est trop tard!"
(
Poème de Charles Baudelaire - Extrait des "Fleurs du Mal")
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LycanthropeEn ce soir de pleine lune
Je songe à toi mon doux roi
Qui, parcourant chaque dune
Renifle de loin ta proie
N’oublies pas que je ne suis
Bien plus qu’un loup mon amour
Que de ce sort je ne jouie
Ô condamné, pour toujours
J’entends hurler à la mort
Oui je souffre de tout mon corps
Viens lycanthrope, approches, mords!
Eloigne-toi, plus encore
Je t'en prie, donne-toi du mal
À ne me faire que du bien
Donne-moi ton corps, qu'il soit mien
Oui, rien qu'à moi, pauvre mâle
Je deviendrai ton objet
Du plaisir, à en mourir;
Je deviendrai ta poupée
Du plaisir, à en occire
J’entends hurler à la mort
Oui je souffre de tout mon corps
Viens lycanthrope, approches, mords!
Eloigne-toi, plus encore
[Pont]
Démantibule mon corps
Détruis-moi dedans, dehors
Tues-moi ou déchires mon âme
Taillades, ouvre et crâme **** **** ****
IncubusLorsque le monde est recouvert
De la nuit et son noir manteau
Que le froid du sombre Hiver
Atteint ton souffle, ton cœur, tes mots
Des chaudes entrailles de la Terre
Je m'échapperai pour toi mon beau
Aucune prière au nom du Père
Ne me fera quitter ta peau
Incubus make me fly
Incubus let me die...
Ô bel incube, oui j'entends
Mille plaintes et gémissements
Ô beau démon, oui j'attends
Le mélange de nos sangs
Et ton corps nu je couvrirai
De ma souillure et de mes maux
Puis en ton être je sèmerai
Le pâle gel de mes flots
Tes noires écailles me font si mal
Que tombes, las, mon blafard corps
Triste mine et visage d'opale
Me font alors passer pour mort
Les agonies de ma douleur
Sont attentat à ta pudeur
De mon blanc ventre déchiré
S'écoulent tes larves assoiffées
Ô bel incube, oui j'entends
Mille plaintes et gémissements
Ô beau démon, oui j'attends
Le mélange de nos sangs
Et ton corps nu je couvrirai
De ma souillure et de mes maux
Puis en ton être je sèmerai
Le pâle gel de mes flots
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TransylvanieGousses d'ails et pieux taillés
Je pars d'eau bénite parfumé
A la rencontre du bien-aimé
A qui mon cou j'offrirai
Mords-moi petit ingrat
Plus fort que ça
Je te croyais bien plus fort!
Plus profond encore
Transylvanie... terre des morts
Ô démon, voici mon corps!
Transylvanie... pleine de trésors
Corps crucifié, glacial sort
Mets-moi du blanc sur le visage
Je veux être pâle comme un sage
Laquer mes ongles de noir
Et ma bouche couleur du soir
Fais de moi ton tiède abris
Viens, entre en moi je t'en prie
Ô Incubes, oui cette nuit
Une orgie à l'infini
Transylvanie... terre des morts
Ô démon, voici mon corps!
Transylvanie... pleine de trésors
Corps crucifié, glacial sort
Transylanie, mélange nos corps
De tous côtés j’en veux encore…
Transylvanie... terre des morts
Ô démon, voici mon corps!
Transylvanie... pleine de trésors
Corps crucifié, glacial sort
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Sans toiLe sibyllin silence m’entoure,
Cache l’absence du grand amour
Qui autrefois me faisait vivre
Et aujourd’hui me voit périr…
Quand mes yeux s’ouvrent sur un monde
Qui s’écroule sans laisser de trace
Je me noie sans toi, et dans l’onde
D’un amour perdu je m’efface
Sans toi…
Aussi je t’enjoins ô cœur pâle
A des caresses vespérales
Prions et restons impavides
Face à ces visages livides
J’avais promis, juré, craché
Que l’on s’aimerait à jamais
Contrit, je dois te l’avouer,
Ma promesse s’est envolée…
Quand mes yeux s’ouvrent sur un monde
Qui s’écroule sans laisser de trace
Je me noie sans toi, et dans l’onde
D’un amour perdu je m’efface
Sans toi…
L’imprévu prendra le dessus
Et la vie éteindra nos songes
Tu es tout ce que j’ai attendu
Mais l’amour las, soudain nous ronge
Quand mes yeux s’ouvrent sur un monde
Qui s’écroule sans laisser de trace
Je me noie sans toi, et dans l’onde
D’un amour perdu je m’efface
Sans toi…
Que reste-t-il, sans toi, mon amour?