À l'Ombre de ton corpsJ'ignore ce qui m'arrive
Mon âme s'éloigne et dérive
Je ne sens plus battre mon cœur
Ma chaire, mon sang, j'ai si peur
Et ces douleurs lacrymales
Qui coulent et brûlent mes roses joues
Rendent mon corps bien plus pâle
Je t'appartiens, à genoux
Et à l'ombre de ton corps
J'ai trouvé tant de trésors
Splendeurs au parfum de mort
Me noient dans l'ombre de ton corps
Le temps des seringues est mort
Le poison est bien dans le corps
Je voudrais résister encore
Mais je sens la fin du sort...
Sicaire et sans cœur
Viatique aux douleurs
Empyrée de douceurs
Je t'aime, tu me fais peur
Abstrues et absurdes
Tes pensées si rudes
Me font mal et j'abjure
Je te suis, je te jure
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La Mare au DiableJe t’attends mon amour
Et je t’attendrais toujours
Au bord de la mare
Ornée de nénuphars
Sache que tout est éphémère
Mais j’ai su resté sincère
J’attendrais ton retour de guerre
Et de ces jeux délétères (x2)
Je suis là mon amant
A la mare au diable
N’aies craintes, je t’attends
J'écris notre Fable
Et fais couler mon sang
En offrande au diable
Mais tu sais maintenant
Je sens mon corps s’affaiblir
Car j’en ai passé du temps
A t’attendre, à périr
Au bord de la mare
Ornée de nénuphars
Je t’attends, bien hagard
Mon amant, Balthazar
Je suis là mon amant
A la mare au diable
N’aies craintes, je t’attends
J'écris notre Fable
Et fais couler mon sang
En offrande au diable
Mon corps se décompose
Car ça fait près de cent ans
Que je t’attends près des roses
Et tu ne viens pas, mon amant…
Je suis là mon amant
A la mare au diable
N’aies craintes, je t’attends
J'écris notre Fable
Et fais couler mon sang
En offrande au diable
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ÉthyliqueLa bouteille pleine c'est ainsi que je t'aime
Pourvu qu'elle le reste, que tu ne nous délaisses
La bouteille vide, là je te déteste
La bouteille vide, sale drogue, sale peste
À moitié vide, à moitié pleine
Pour moi, c'est du pareil au même
Redeviens celle que j'aime!
Sale éthylique, sale... Je t'aime
À moitié vide, à moitié pleine
Pour moi, c'est du pareil au même
Redeviens celle que j'aime!
Sale éthylique, sale... Je t'aime
Allongée sur le canapé, mère assommée
Je t'ai cru morte par ma candeur et ma naïveté
Petit garçon de trois ans à peine
Cette image encore aujourd'hui me saigne
Je sais bien que c'est plus fort que toi
Maman, regarde moi, ne baisse pas les bras
La vie ne nous a pas gâtés
Malgré tout ce qui s'est passé, je resterai à tes côtés
L'amour d'une mère ne se remplace pas
Je te pardonne, mais je n'oublie pas...
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SérailDans la chaleur orientale
Encensé de myrrhe et de sental
Je suis l'hétaïre de cet homme
Riche et beau, parfait en somme
Et si tu me voyais dévoiler [Que penserais-tu?]
Mes tendres courbes dessinées [Saliverais-tu?]
Sur un satin papier-mâché [Où toucherais-tu?]
Mon érudit trop bien élevé [À demi-nu]
Et si tu me voyais montrer [Que penserais-tu?]
L'interdit tant espéré [Saliverais-tu?]
Sous ce tissu arraché [Où toucherais-tu?]
Mets ta main, viens caresser [À demi-nu]
C'est un jeu qui me plaît
Où chacun voudrait gagner
Moi je joue carte sur table
Bout de bois iné...branlable
Allongé sur le marbre chaud
Éphèbes et courtisanes
Enduisent de miel ma blanche peau
Me préparant à voir le mâle
Dans la douce froideur du soir
Mes fins tissus je fais choir
Je m'offre au Prince Noir
Seul remède au désespoir
J'aime quand tu me touches
Et que tu frôles de la bouche
Ici, plus bas, et ailleurs
Où le plaisir prend de l'ampleur
Nos lèvres entrelacées
Je n'en aurais jamais assez
L'Opium me monte à la tête
Je descends, tu me guettes
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Mon tombeauSais-tu ce que j'entends
Dans mon sommeil le soir venu
Ce sont les corbeaux croassant
Rôdant sur ma tombe nue
Viens, rejoins mon tombeau
Je t'attends jeune-homme
Entre dans mon tombeau
Ce qu'il me reste en somme
Et la nuit dans le cimetière
Je sens des êtres sortir de terre
Non, nous ne sommes pas éphémères
Et nous n'avons cure de vos prières
Viens, rejoins mon tombeau
Je t'attends jeune-homme
Entre dans mon tombeau
Ce qu'il me reste en somme
Ma beauté reconnue n'est que souvenir
Et je sombre inconnu, à mon tour de périr
Puisque le parfum de la vie te retient
Je te montrerai l'odeur de la mort
Cachée par tous tes petits saints
Que tu pries encore et encore...
Mon amour quitte cette terre!
Dieu n'est plus ton Père
Je me tue à te dire de mourir
Mon ange, mon vampire...
Viens, rejoins mon tombeau
Je t'attends jeune-homme
Entre dans mon tombeau
Ce qu'il me reste en somme
Cadavre en putréfaction
Pourrit, dévoré par les vers
Je suis en décomposition
Enterré vivant sous terre...
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Entre tes mainsTon sourire qui m'éblouit
Ton visage d'ange chérit
Tes douces mains sur mon corps
Ton coeur, ton être, un vrai trésor
Ma peau brûlante contre la tienne
Ta beauté que je fais mienne
Ma rose bouche sur tes lèvres
Là, en moi, ta douce sève
Ma pauvre vie entre tes mains
Je peux mourir quel beau destin
Tes battements de cœur j'ouïs
D'un amour parfait l'on jouit
Tout mon être entre tes mains
Annihilant tout mes chagrins
Anatomie érubescente
Sous la chaleur de mon antre
La splendeur de ton Orient
Souillant mon corps blanc
Sable d'Or et narguilé
Contre neige blanche glacée
Blondeur d'un épi de blé
Contre noirceur sublimée
Ma pauvre vie entre tes mains
Je peux mourir quel beau destin...
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Je te vends mon âmeLes marécages désolés
Et leurs émanations mortelles
Ressemblent trait pour trait
Aux landes de mon âme si belle
Noyé dans mes pleurs salées
De ces larmes ensanglantées
Me voilà! Styx d'eau noire
À l'acidité d'un mouroir
Ô monstre effroyable
Qu'il est délectable
De me mordre les doigts
Et de laper avec joie
Te voilà embrasser
Ma belle bouche barbelée
Rouge et perlée de sang
De ce rasoir irritant
Le corps en pâmoison
Tu me glisseras à l'oreille
Ta langue pleine de poison
Vomissant des mots de miel
Et mes yeux bleus égarés
Seront ivres par trop de vin
Vois mes nerfs et veines gonflées
Je t'en prie délie mes mains
Je te vends mon âme (Vade retro satanas)
Mais laisse-moi la vie sauve (Ira furor brevis est)
Je te vends mon âme (Morituri te salutant)
Diable, cruel fauve (Vade retro satanas)
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Électron Libre (Comme l'air)Au clair de lune
Tout seul je décolle
Plus léger qu'une plume
Qu'un papillon qui s'envole
Électron libre
Libre comme l'air
Légère fibre
Sans dessein j'erre
Dans la nuit sombre
Mon dieu j'ai peur
Simple pénombre
Roi du malheur
Électron libre
Libre comme l'air
Légère fibre
Sans dessein j'erre
Silence...
Urban tale...
La musique est un arc-en-ciel
La clé de sol m'a ouvert les portes du ciel
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Maux croisésAu fond de la classe j'te vois tout seul
Mais dis-moi, pourquoi es-tu rejeté?
Par ces pauvres cons vils et veules
Mais dis-moi, pourquoi t'ont-ils écarté?
Je sais bien que t'es différent
Et que la vie ne t'as pas gâté
Tu te sentais seul déjà enfant
Cachant tes bras mutilés
Te laisser faire marcher dessus
Pourtant à la tolérance t'y a cru
Ils sont si nombreux, toi t'as personne
Pensent-ils vraiment être des Hommes?
Nos maux se croisent et se comprennent...
Ta différence est si banale
Mais pour eux il est si sale
D'aimer un être du même sexe
Chose assumée et sans complexe
Tu te dis que c'est de ta faute
Mais tu sais il y en d'autres
Qui vivent dans cette prison
J'étais le même petit garçon
Nos maux se croisent et se comprennent...
Je te comprends, plus que tout le monde
Nos maux se croisent et se comprennent
Je sais, l'intolérance est trop immonde
Voilà pourquoi ton poignet saigne
Je te comprends, plus que tout le monde
Nos maux se croisent et se comprennent
Je sais, l'intolérance est trop immonde
Voilà pourquoi ton poignet saigne
Voilà pourquoi ton poignet saigne
Voilà pourquoi ton poignet saigne
Adieu, monde cruel...
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La séparationTroublé jusqu'à frissonner
C'est maintenant que je viens te quitter
Mais tout les mots viennent à manquer
Comment expliquer l'inexplicable
Le fait que tu deviennes si remplaçable
Comment te dire que seuls resteront demain
L'ombre de tes bras et ton parfum
J'ai dessiné une issue de secours
Sur mon parcours, pris un détour
Quitté le murmure d'un Eden
Où l'on ne peut jurer qu'on s'aime
Jardin glacial garni de ronces
Où mon cœur lentement s'enfonce
Coupable d'avoir ouvert les yeux
Et provoquer cet inévitable adieu
Pardonne-moi si avec ces mots
Je dresse l'effrayant tableau
De deux êtres qui se séparent
En un instant, sans un regard
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